Bureau de dame rectangulaire décoré toute face de marqueteri - Lot 51

Lot n° 51
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Estimation :
8000 - 12000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 12 740EUR
Bureau de dame rectangulaire décoré toute face de marqueteri - Lot 51
Bureau de dame rectangulaire décoré toute face de marqueterie Boulle en étain et laiton gravé dans des fonds d'écaille. Le dessus est gainé de cuir doré au petit fer, ceint d'une lingotière. Il ouvre par cinq tiroirs dont un central et deux caissons latéraux à deux tiroirs superposés. Les montants droits et les quatre pieds en gaine sont à réserves d'écaille bordées de filets. Garniture de bronze doré : lingotière, entrées de serrures, consoles, moulures, chapiteaux ioniques à guirlandes et sabots carrés enchâssés. Paris. Époque fin Louis XVI. Décoré de panneaux de marqueterie d'époque Louis XIV H_77,5 cm L_107,5 cm P_59,5 cm Accidents, manques et soulèvements aux décors marquetés. OEuvres comparatives : - Un meuble d'appui en bronze doré, incrusté de bronze et marqueterie de boules, vers 1785-1790, attribué à Philippe-Claude Montigny, a été vendu 187 000 Livres par Christie's Londres, 4-15 décembre 2005, lot 30. LA COLLECTION WILDENSTEIN. - Une table en marqueterie Boulle, corne teintée bleue et ébène, montée sur bronze doré, probablement par Philippe-Claude Montigny ou Étienne Levasseur, a été vendu 128 400 Livres par Christie's Londres, 11-12 juin 2003, lot 29. - Une table dotée d'un plateau en cuir postérieur, probablement acquise par le 3e duc de Buccleuch auprès du marchand-mercier anglais Edward Holmes Baldock et se trouve aujourd'hui à Bowhill, en Écosse. Une autre table, acquise par George IV pour Carlton House, est conservé dans la Collection royale. - Petite table de salon en ébène, marquetée d'étain et de cuivre. Vente Hôtel George V. Paris. 15 novembre 1983, lot 26 - Drout. Paris. 5 décembre 1985, salle 5 et 6. Notre bureau témoigne du renouveau pour les meubles d'André Charles Boulle, à la fin de l'époque Louis XVI. Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, Les seigneurs et les grands amateurs possédant dans leurs collections les œuvres d'André Charles Boulle et de ses fils, contribuèrent fortement à l'engouement de ce type de décor. Ils firent exécuter des répétitions pour appairer un meuble original ou réaliser des créations avec des matériaux et des décors anciens d'époque Louis XIV. Etienne Levasseur et Claude Philippe Montigny furent les plus talentueux ébénistes de cette période pour satisfaire les commanditaires. Le musée du Louvre conserve dans ses collections un bureau orné de chapiteaux similaires, réalisé vers 1780 par Claude Philippe Montigny. Ce bureau peut être rattachée à l'œuvre du maître-ébéniste Philippe-Claude Montigny (maître en 1766). L'implication de Montigny et de son rival Étienne Levasseur (maître en 1767) est largement documentée. Dès 1766, Montigny était décrit dans l'Almanach Dauphin comme « un des plus renommés pour les meubles en écaille et argent ou ébène et cuivre, dans le genre des ouvrages du célèbre Boulle ». Son succès fut retentissant et, outre des marchands-merciers comme Julliot, il fournissait du mobilier à une clientèle privée, parmi laquelle LaLive de Jully, Crozat et le marquis de Marigny, surintendant des Arts et Manufactures. Bibliographies : - Le Mobilier Français du XVIIIème siècle. Dictionnaire des Ebénistes et des Menuisiers. Pierre KJELLBERG. Edition de l'amateur 1998, page 587 - 592. - Les ébénistes français de louis XIV à la révolution. Alexandre Pradère. Edition Chêne 1989. Page 307 et 308. Expert : Stéphane Pepe Expert : PEPE Stephane
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