Jean-Robert ANGO (? 1710-1773 Rome) - Lot 180

Lot n° 180
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Jean-Robert ANGO (? 1710-1773 Rome) - Lot 180
Jean-Robert ANGO (? 1710-1773 Rome) Double étude : d'après Carlo Marata, au Vatican ; d'après Raphaël, l'Ecole d'Athènes. Pierre noire sur papier H_16 cm L_21 cm Annotations vraisemblablement de la main de l'abbé de Saint-Non situant les œuvres copiées. Au dos, étiquette frappée du tampon des douanes françaises de Paris "service des expositions", avec un numéro manuscrit 640, datant vraisemblablement du début du XXe siècle. Numérotation au pastel rouge n°35. Sur le cadre, étiquette avec annotations manuscrites : 242 INX Provenance : - Resté dans la descendance de Jean-Honoré Fragonard jusqu'à son arrière-petit-fils Jacques, installé en Gironde dans les années 1920. - Acquis, très vraisemblablement auprès de ce dernier, par M.Milon-Ferret, encadreur à Bordeaux - Acquis auprès de ce dernier par l'aïeul de l'actuel propriétaire OEuvres en rapport :- Jean Claude Richard, abbé de Saint-Non, Triple étude : d'après Caravage, d'après Carlo Marata, au Vatican ; d'après Raphaël, l'Ecole d'Athènes, eau forte, planche 29 des "Fragments" - Jean-Robert Ango, étude d'après Maratta, sanguine, Caen, Musée des Beaux-Arts, inv. inconnu, Bibliographie des oeuvres en rapport : • P. Rosenberg, with B. Brejon de Lavergnée, Saint-Non, Fragonard, Panopticon Italiano, Rome 1986, page 348, n°54 et 54a Les dessins réalisés en Italie par Ango, aux côtés de Fragonard et de l'abbé Saint-Non, et copiés d'après les maîtres anciens constituent une partie importante et émouvante de son corpus. Fragonard passa cinq ans en Italie, de 1756 à 1761. Il passa ses premières années comme pensionnaire à l'Académie de Rome, mais au printemps 1760, il rencontra l'abbé de Saint-Non, dont le mécénat enthousiaste lui permit de voyager à travers tout le pays. L'abbé avait proposé le même accord à Jean-Robert Ango : il demandait simplement en échange de reproduire les œuvres d'art les plus importantes qu'ils rencontreraient. Pierre Rosenberg et Barbara Brejon de Lavergnée, dans leur ouvrage Panopticon Italiano (1986), décrivent quelques 370 dessins réalisés par les deux artistes dans ce contexte. La pratique consistant à étudier les prédécesseurs artistiques n'était pas nouvelle et était en fait encouragée depuis longtemps par l'Académie de France à Rome. Ango et Fragonard ne se contentaient pas de copier les compositions entières mais opéraient une sélection des figures les plus intéressantes et dignes d'être consignées, afin de constituer un répertoire de motifs à réemployer dans des compositions peintes. Certains de ces dessins furent l'objet d'une contrépreuve, ou d'une traduction à l'eau-forte par l'abbé de Saint-Non, qu'il destinait à être incluse dans son ouvrage "Fragments choisis dans les Peintures et les Tableaux les plus interessants des Palais et des Eglises d'Italie", hélas jamais complètement publié. C'est le cas du nôtre, intégré en partie basse de la planche 29.
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