Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau et la campagne de la Cors - Lot 179

Lot n° 179
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Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau et la campagne de la Cors - Lot 179
Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau et la campagne de la Corse de Pasquale Paoli. Paire de longs pistolets de marine à silex. Platines ciselées à corps plats signées Fitzpatrick et chiens à corps plats en col de cygne. Canons à pans puis ronds marqués sur la bande de tir « à Pierre Bufière ». Crosses en noyer sculpté à calottes en têtes de chiens de mer. Toutes garnitures fer, contre-platines en fer découpé à décors d'un médaillon central. Petit jour à un bassinet, nettoyage. Bonnes mécaniques. Longueurs totales : 36 cm Production irlandaise du milieu du XVIIIe siècle. Expert: Monsieur Alban Degrave Contexte historique : Pierre Bufière fut le nom d'usage de Mirabeau durant la campagne de corse en 1769, d'abord présent à bord du Golu avant d'être en garnison à Vescovato. Épisode qui correspond en date à l'emploi du nom gravé sur l'arme et peut justifier la présence d'une arme de marine du fait de sa présence sur le Golu. Mirabeau aura donc eu plusieurs vies avant de déclarer « Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple et qu'on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes. » Lettre de Pierre Bufière adressée à son ami le baron de Vioménil et datée du 26 juin 1769 . Sera publié dans le bimensuel bastiais les colonnes de l'aigle corse en 1865. « Oui, la Corse, et ce sera toujours là mon opinion, est au nombre de ces contrées qu'on ne peut parcourir avec indifférence ni étudier sans intérêt (…)Tout ici rappelle ces longues luttes extérieures, ces violents déchirements au-dedans, le caractère fortement empreint d'une teinte de stoïcisme antique, et cet esprit de famille, qui se confond avec le dévouement au pays, si bien qu'en défendant le sol envahi, le Corse croit défendre en même temps son propre foyer, tandis que dans d'autres contrées les habitants demeurent indécis et irrésolus, dans l'espoir que le torrent de l'invasion n'arrivera pas jusqu'à eux, jusqu'au comptoir, à la boutique, à la ferme, au château, et que l'orage ira éclater ailleurs. Il n'en est pas de même ici. Le Corse grâce à une habile impulsion que Paoli lui avait imprimée et à une fusion plus générale, plus sincère ne sépare plus sa cause personnelle de celle du pays. Il se croirait considérablement amoindri, si la patrie était moins forte ou moins respectée.». Vente à l'hotel des ventes Blandan, Nancy 6 mai 1979. Mes Edmond et François Bailly / Me Bertrand Lovenbruck. Expert : M. Alban Degrave
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